5 Arrivée
au Paradis


Aujourd'hui,
nous pointons l'étrave vers les Tobago Cays le but géographique
principal de notre voyage. La démocratie régnant en maître à
bord, je consulte Florence sur notre trajet et nous convenons d'une
halte au sud de Mayreau pour décharger les poubelles (et oui,
l'intendance demeure) et trouver une connexion WIFI. Nous faisons
malheureusement chou blanc, le bistro où nous nous sommes posés et
qui annonce fièrement du réseau est aussi peu connecté que sa
serveuse est aimable. Nous quittons les lieux, un peu frustrés,
pourtant que la baie de Salines est belle !
Retour à
bord et cap sur Petit Rameau, l'une des quatre îles qui forme
l'archipel où nous allons rester quelques jours.
…
l'Evangile selon St Jacques : « en mécanique, si quelque
chose force, ce n'est pas normal »
…
Application en mer : « si l'écoute du génois force,
avant de wincher comme une brute, se demander si la bosse de
l'enrouleur n'est pas coincée »... Cet adage rappelé maintes
fois par Florence (apparemment un héritage familial) se révèle
effectivement exact : un nœud s'est créé au niveau du taquet
de l'enrouleur ! Sur un bateau, il y a toujours une des 40
« ficelles » prête à bloquer le bon fonctionnement
d'une autre...

En route
nouvel accident de pêche : Un « gros poisson »
s'entiche de notre avant-dernier rapala (le leurre que l'on utilise
pour faire croire à cet abruti de poisson que le déjeuner est
servi) et fait ployer la ligne, au point que Florence peine à
effectuer quelques tours de moulinet. Comme tout cela survient à
quelques centaines de mètres de notre mouillage et que nous
naviguons en hauts-fonds, je crois même un instant que mon
lieutenant-pêcheur exagère un peu sa prise. Il n'en est rien, le
brutal parvient à casser la ligne et s'enfuit avec notre hameçon.
Je dois humblement avouer que ma technique des nœuds (ceux qui
raccordent le fil de la canne à pêche à la ligne d'hameçon)
mérite d'être remise en cause. En tout cas, il est urgent de
trouver à Union, l'ile voisine, un marchand de matériel de pêche.
Mouillage de
rêve entre Petit Bateau et Petit Rameau, après avoir croisé le
sistership de notre bateau.

Nous sommes
amarrés entre deux îles, protégés du vent et de la houle, en
paix. Petit en-cas, petite sieste puis sur la requête impérieuse de
Florence, direction l'Ile aux Tortues. Plus prosaïquement dénommée
« Barradal » sur les cartes, la côte sous le vent de
cette ile recèle de nombreuses tortues, de mer évidemment, qui
nagent sur un fond sableux. Nous croisons également une splendide
raie (famille des requins) et son poisson pilote. Au total, plus
d'une heure de natation dans une mer à 26°, offrant un magnifique
spectacle aquatique.
Le jour
s'engloutit dans la mer. Les BQ rougissent, à bord comme à terre.
Florence vient d'embaumer le bateau avec des oignons destinés à des
empanadas et la Pinacolada du soir est particulièrement savoureuse.
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