jeudi 11 décembre 2014

SALINE ISLAND 2


J10 Apothéose

La plus belle, la plus divine journée de notre voyage. Certes nous n'avons pas commis d'exploit ni accompli de prouesse ou encore réalisé de grandes choses, mais toute la journée n'a été qu'une suite de plaisirs, petits ou grands, de satisfactions des sens et de bonheurs partagés.
Petite baignade au point du jour, « à la fraiche » si l'on peut dire. Florence est allée sur la plage photographier le récif qui la borde, sous des couleurs splendides. A son retour je me suis jeté à l'eau pour vérifier ma théorie des courants locaux ; il y en a bien deux, inversés, qui justifient le mouillage de 2 ancres l'avant-veille.

Direction une autre plage, en annexe (le petit hors bord gonflable qui constitue notre voiture flottante) un peu plus éloignée pour tester le drone que j'ai emmené. L'engin, que je n'ai pas encore équipé de la caméra familiale, afin d'éviter que la noyade du premier entraine la perte de la seconde, est facile d'emploi, à partir d'un point fixe et l'on peut décrire de jolis et lointains virages. La récupération ne semble pas poser de problèmes... à terre. Voir comment tout cela se déroule à partir du bateau.


En route de retour vers le bateau, nous croisons un pêcheur qui nous vend sa langouste du jour, puis quelque repos avant un déjeuner simple mais délicat (foie gras) et une petite sieste.

Nouvelle plongée dans le récif. Florence retrouve l'un des deux gros poulpes qu'elle avait croisé ce matin. Nous rencontrons également les petits poissons malins qui avaient tant séduit Malvina, notre fille, lors de notre précédente croisière à Anégada (Iles Vierges)
La « plongée » n'ayons pas peur des mots, s'achève par une petite récolte d'oursins nécessaires à l'accompagnement de la langouste du diner.
Poisson favori de Malvina (BVI)
Nouvelle séance de drone, qui s'achève moins bien. L'engin, que j'avais réussi à poser sur le bateau une première fois de façon satisfaisante, subit une risée lors du second atterrissage et se bloque, sans dégâts apparents contre la barre. Difficile à manier, il devra faire l'objet d'une longue prise en main.
Bientôt 17H (la nuit tombe ici vers 18h et en moins d'1/4 heure il fait nuit noire) nous nous attelons à l’épluchage des oursins, la mise en place du BQ, avant une douche salvatrice qui dessale notre peau, toute notre peau car aujourd'hui, seuls dans cette baie, nous avons oublié les maillots.
L'apéro, bien entendu, pendant que le BQ rougeoie et avant que la langouste trépasse, nous permet de rédiger ce journal de bord. Puis c'est l'heure du diner ; le crustacé, fendu en deux comme un heaume, révèle une chair blanche, légèrement translucide. Aux fourneaux, je mixe la pulpe des oursins, et de généreuses doses de rhum, d'échalote et de crème fraiche, le tout tiédi 1 minute au micro-ondes. Le résultat dépasse toutes nos attentes La langouste est excellente de goût, comme de cuisson et cet accompagnement à base d'oursins explose en bouche: Un miracle gustatif !! (toujours sur fond du petit Graves, qui n'est plus vraiment à la hauteur du plat)
Recette de la Sauce Aux Oursins : une douzaine d'oursins, 50 cl de crème fraîche épaisse, échalotes, 1 verre de rhum.
Ainsi va la vie de forçat, à bord de cette galère.

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