jeudi 11 décembre 2014

SALINE ISLAND 1

9 Paradis...suite

Des potron minet nous sommes réveillés par une alarme du bateau : Rien de grave, mais ce n'est pas confortable. Outre le doublement du mouillage mis en place la veille au soir, j'ai également réglé une alarme sur le GPS pour nous alerter d'un mouvement excessif du bateau qui , au gré du vent, pendule autour de son ancrage. Trois fois au cours de la nuit la sonnerie diabolique résonne. A la première je bondis, éteins le buzzer, constate que tout va bien et retourne me coucher. A la seconde, je jette un œil par le hublot pour l'assurer que nous n'avons pas « décroché ». Florence qui est déjà sur le ponton stoppe l'alarme. Le troisième réveil vers 6h sera le dernier mais toujours pas le bon. Heureusement le bateau reste en position sûre.
Le petit matin est donc aussi gris dans nos têtes que dans le ciel, car nous essuyons un grain énergique, suivi d'un très bel arc en ciel.
Florence, qui avait imaginé une baignade matinale, doit renoncer pour cause de fatigue, conjointe d'une petite brulure de soleil à la lèvre inférieure, la même qui lui fera renoncer à une plongée bouteille un peu plus tard dans la journée. Notre corps nous trahit..
Puis nous prenons la mer en direction de Tyrell Bay, le port local : 3 bouts de courses et une connexion internet. Le tour est joué. Le retour dans « notre » ile s'effectue sous un joli bord de près ; l'alizé est rétablit et nous offre 15Nds d'est-sud-est. En revanche Florence est déçue de son nouveau rappala, trop gros, selon elle.
Arrivés à Saline Island nous allons chez le mareyeur commander 5 kilos d'oursins ; je m'explique :
De 50 à 150 mètres de la plage, le sol est jonché de centaines (quelques milliers n'est pas exagéré) d'oursins gris, à une profondeur variant de 0,5 à 2 mètres ; il suffit de se baisser pour les ramasser et en une demi heure, nous récoltons deux sacs pleins. Les piquants de l'oursin gris sont peu agressifs et l'animal parfaitement statique, bref c'est un jeu d'enfants.
A bord, il reste à les ouvrir en deux (la coque s'ouvre aisément au couteau), à vider la partie non comestible, d'un vert fécal facilement identifiable, rincer le reste à l'eau de mer, puis, à la petite cuillère, récolter la chère jaune qui ressemble à l'intérieur du crabe)

Dans une proportion de 4 oursins pour un œuf, l'omelette aux oursins que nous avons savouré à diner était un pur régal et d'un fumet spectaculaire. Mélangé avec du rhum, on doit aussi pouvoir en extraire également un sauce spectaculaire, d'ailleurs, demain soir, sur des pâtes..... je vais y songer.

Avant diner, nous avons pris un verre avec les occupants du seul autre bateau de la baie, un Léopard 39 (Moorings). Ce sont deux couples de marins expérimentés qui ont acquis ensemble ce bateau dans un programme de leasing. Recettes de cuisine et de navigation sont au cœur des discussions. La soirée s'achève. Dans les Grenadines, point de marée ou presque et seul le reflux du niveau de la bouteille de rhum marque le temps qui passe.


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