lundi 8 décembre 2014

DEUX JOURS DE PURGATOIRE

J6 Journée de purgatoire

N'abusons pas, rien de grave dans le déroulement de cette journée mais elle a effectivement un goût plus fade que les précédentes
Nous sommes partis à Clifton, le port de l'ile de Union, pour y effectuer un peu d'intendance : poubelles, recharger le stock de bières, trouver des rapalas, … et une connexion Wifi permettant de mettre en ligne ce journal, mais une coupure de courant nous a privé de tout moyen de communication..
Bonne nouvelle en revanche, nous avons trouvé un centre de plongée qui nous accueille demain matin... affaire à suivre...
Nous rentrons à notre mouillage mais les prévisions météo que nous avons prises au port se confirment : le vent tombe inexorablement : calme plat prévu pour 36H
A bord, à chacun ses plaisirs et ses responsabilités : Florence a la lourde tâche d'adapter la recette des empanadas au milieu marin : elle remplace la pâte feuilleté par des lasagnes et nous offre un diner somptueux. Pour ma part j'échoue à connecter une clef 3G et demeure en panne de réseau. Devant la faillite de mes capacités intellectuelles, je décide qu'une reconversion sportive est la seule issue : Un aller-retour à la plage en nageant m' ôte heureusement mes illusions : je suis essoufflé après 100m de crawl !
Au lit avec les poules

J7 purgatoire bis
Eh oui quand le vent n'est pas là, rien ne va
De bon matin nous avons prévu une plongée bouteille avec un club de plongée. Le bateau vient nous chercher vers 9H30 et nous embarquons pour deux plongées de 45 minutes. Nous avions prévenu hier, lors de la réservation, que nous étions des quasi débutants, que j'étais un peu lent à la descente (oui je sais, l'expression venant de moi est à peine crédible). Toujours est-il que nous avons besoin de « soins » particuliers. De fait, à peine à l'eau, chacun est livré à soi-même et patauge dans ses ennuis : Florence éprouve des difficultés avec son respirateur, pour ma part, j'ai du mal à décompresser mon oreille droite et pendant ce temps, notre monitrice est partie plonger avec les trois autres membres de notre groupe, sans plus se soucier de nous.
Florence et moi refaisons surface au terme de quelques minutes et reprenons pied sur le bateau, assez mécontents chacun. Pour finir, un autre plongeur, « largué » par les autres réapparait également rapidement et nous nous retrouvons à attendre la fin de la plongée. Lorsque celle-ci prend fin et que la monitrice regagne le bateau, je lui fait part de mon mécontentement et de mon refus de plonger une seconde fois. Elle est confuse, au sens propre comme figuré et nous ramène illico presto à notre propre bord. Fin de la plongée pour le moment, nous tenterons de retrouver un autre club de plongée à Cariaccou.
Cet après midi est mécanique : l'examen des jauges du bateau m'indique que nous manquons d'électricité et d'eau douce.
  • Pour l’électricité, la solution est simple, je fais tourner les moteurs et les batteries se rechargent en quelques heures.
  • Pour l'eau, il faut mettre en route le dessalinisateur, objet fascinant qui transforme l'eau salée de la mer en eau douce, grâce à la magie de l'osmose inverse. Mais son réglage est délicat : la pression interne, les vannes d'alimentation sont autant de sujets à réglages. Finalement, nous finissons par trouver la solution et les réservoirs reprennent vie. Le bateau c'est aussi (c'est même beaucoup) de la mécanique

Ce soir diner à terre sur la plage : Langouste, locale évidemment et notre petit Graves. Un régal de fraicheur et de goût.


Avant diner nous avions rencontré un bateau ou plutôt son capitaine pas tout jeune au demeurant, mais soucieux du bruit de nos moteurs. Je l'ai rassuré en lui promettant de tout couper sur le champ et, pour nous faire pardonner, nous l'avons invité à une petite « Graves- party » vers 20H. Je rédige ce journal en l'attendant. Soyons un peu snob ; comme nous disposons de plus de place sur notre catamaran qu'il n'en dispose sur son monocoque, nous sommes la puissance invitante ; je suis fier de recevoir à bord !
Papy- Mamy sont un couple de retraités de l'enseignement qui naviguent, pas toujours ensemble, si nous avons bien compris, lui depuis 20 ans et elle depuis 10. Nous papotons une bonne heure, avant qu'ils regagnent leur bord.


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