J6 Journée
de purgatoire
N'abusons
pas, rien de grave dans le déroulement de cette journée mais elle a
effectivement un goût plus fade que les précédentes
Nous sommes
partis à Clifton, le port de l'ile de Union, pour y effectuer un peu
d'intendance : poubelles, recharger le stock de bières, trouver
des rapalas, … et une connexion Wifi permettant de mettre en ligne
ce journal, mais une coupure de courant nous a privé de tout moyen
de communication..
Bonne
nouvelle en revanche, nous avons trouvé un centre de plongée qui
nous accueille demain matin... affaire à suivre...
Nous
rentrons à notre mouillage mais les prévisions météo que nous
avons prises au port se confirment : le vent tombe
inexorablement : calme plat prévu pour 36H
A bord, à
chacun ses plaisirs et ses responsabilités : Florence a la
lourde tâche d'adapter la recette des empanadas au milieu marin :
elle remplace la pâte feuilleté par des lasagnes et nous offre un
diner somptueux. Pour ma part j'échoue à connecter une clef 3G et
demeure en panne de réseau. Devant la faillite de mes capacités
intellectuelles, je décide qu'une reconversion sportive est la seule
issue : Un aller-retour à la plage en nageant m' ôte
heureusement mes illusions : je suis essoufflé après 100m de
crawl !
Au lit avec
les poules
J7
purgatoire bis
Eh oui quand
le vent n'est pas là, rien ne va
De bon matin
nous avons prévu une plongée bouteille avec un club de plongée. Le
bateau vient nous chercher vers 9H30 et nous embarquons pour deux
plongées de 45 minutes. Nous avions prévenu hier, lors de la
réservation, que nous étions des quasi débutants, que j'étais un
peu lent à la descente (oui je sais, l'expression venant de moi est
à peine crédible). Toujours est-il que nous avons besoin de
« soins » particuliers. De fait, à peine à l'eau,
chacun est livré à soi-même et patauge dans ses ennuis :
Florence éprouve des difficultés avec son respirateur, pour ma
part, j'ai du mal à décompresser mon oreille droite et pendant ce
temps, notre monitrice est partie plonger avec les trois autres
membres de notre groupe, sans plus se soucier de nous.
Florence et
moi refaisons surface au terme de quelques minutes et reprenons pied
sur le bateau, assez mécontents chacun. Pour finir, un autre
plongeur, « largué » par les autres réapparait
également rapidement et nous nous retrouvons à attendre la fin de
la plongée. Lorsque celle-ci prend fin et que la monitrice regagne
le bateau, je lui fait part de mon mécontentement et de mon refus de
plonger une seconde fois. Elle est confuse, au sens propre comme
figuré et nous ramène illico presto à notre propre bord. Fin de la
plongée pour le moment, nous tenterons de retrouver un autre club de
plongée à Cariaccou.
Cet après midi est mécanique : l'examen des jauges du bateau m'indique que nous manquons d'électricité et d'eau douce.
Cet après midi est mécanique : l'examen des jauges du bateau m'indique que nous manquons d'électricité et d'eau douce.
- Pour l'eau, il faut mettre en route le dessalinisateur, objet fascinant qui transforme l'eau salée de la mer en eau douce, grâce à la magie de l'osmose inverse. Mais son réglage est délicat : la pression interne, les vannes d'alimentation sont autant de sujets à réglages. Finalement, nous finissons par trouver la solution et les réservoirs reprennent vie. Le bateau c'est aussi (c'est même beaucoup) de la mécanique
Avant diner
nous avions rencontré un bateau ou plutôt son capitaine pas tout
jeune au demeurant, mais soucieux du bruit de nos moteurs. Je l'ai
rassuré en lui promettant de tout couper sur le champ et, pour nous
faire pardonner, nous l'avons invité à une petite « Graves-
party » vers 20H. Je rédige ce journal en l'attendant. Soyons
un peu snob ; comme nous disposons de plus de place sur notre
catamaran qu'il n'en dispose sur son monocoque, nous sommes la
puissance invitante ; je suis fier de recevoir à bord !
Papy- Mamy
sont un couple de retraités de l'enseignement qui naviguent, pas
toujours ensemble, si nous avons bien compris, lui depuis 20 ans et
elle depuis 10. Nous papotons une bonne heure, avant qu'ils regagnent
leur bord.
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