J3 Entrée
aux Grenadines
Traversée
courte, au cours de laquelle un nouveau barracuda s'est jeté sur la
ligne ; un peu plus gros que son prédécesseur, il est aussi
peu combatif à l'hameçon, mais d'une vivacité surprenante hors de
l'eau.
L'approche
de Mustique est limpide mais le mouillage à la bouée, ma chère, ma
très chère bouée (65USD) réveille les anciennes inquiétudes de
Florence. L'arrivée sur bouée est simple mais le lieutenant est
déconcertée par une large manille qui l'empêche de s'emparer de
l'objet convoité. C'est l'échec ! Je suggère alors d'attraper
le corps-mort non pas du bastingage mais à partir de la jupe
arrière ; le bout doit alors être suffisamment long pour
courir le long de la coque, et amarré à l'avant comme à l'arrière.
Hélas, trois fois hélas, le p... de b.... de bout plonge à l'eau
et vient évidemment (loi de l'emmerdement maximum) s'enrouler autour
de l'hélice tribord. Arrêt moteur instantané et débat au sein de
l'équipage car nous avons désormais deux priorités à gérer :
immobiliser le bateau et réparer la panne.
Nous
choisissons de refaire une approche de la bouée, bien que l'exercice
soit rendu plus difficile par la moindre manoeuvrabilité : la
poussée latérale du moteur bâbord tend à le faire tourner vers
tribord ; le vent et le courant viennent de bâbord et vont nous
aider à approcher la bouée dans une superbe manœuvre par
l'arrière. Florence se saisit finalement de la bouée, la ramène à
l'avant et la bloque provisoirement : nous sommes au mouillage.
| Coucher de soleil devant Mustique |
Reste le
bout enroulé autour de l'hélice. Je plonge (au fait c'est mon
premier bain et l'eau est divinement chaude, au moins 26°) et
constate que l'enchevêtrement est très modéré. De fait l'hélice
est libérée moins de 5 minutes plus tard et l'incident devient une
banalité qui vaut tout juste d'être racontée.
Nous avons
décidé d'une petite séance de plongée vers le sud ou parait-il un
récif comporte de nombreux poissons. L'approche est pénible en
raison de rochers affleurant mais le spot s'avère sinon grandiose du
moins joli. C'est une bonne remise en palme.
Après avoir
jouit d'un coucher de soleil somptueux et très changeant, nous
finissons la journée au Basil's Bar dont la Pinacolada est toujours
excellente et la qualité du wifi encore meilleure (pour blogguer, il
faut se connecter). Retour au bateau pour déguster notre barracuda
du jour et le petit Grave qui va avec.
J4 Journée
« Cartes Postales »
Après les
joies de la pêche (il faut dire que nous avons successivement cassé
un ligne par la faute d'un très gros poisson que nous n'avons jamais
vu et loupé quelques baraccudas) aujourd'hui c'est cartes postales !
Certes pas les vieux cartons qu'on envoie toujours trop tard et qui
arrivent après nous. Pas du tout, c'est cartes postales en direct de
deux endroits magiques
Le premier,
que nous ne connaissions pas est la côte ouest (la côte au vent) de
Canouan, protégée par un récif de haut fonds qui interdit tout
approche directe. Quand j'avais identifié cet endroit suffisamment
peu connu pour qu'aucun de nos deux charters précédents ne s'y
soient arrêtés, les rares photos me paraissaient sublimes. Restait
bien sûr à aborder les lieux. Je montre innocemment à Florence une
belle image, lui précise que point GPS par point GPS, j'ai identifié
le chenal permettant d'y accéder, je lui ai même montré une vue
Google Earth ou l'on voit un catamaran empruntant l'étroit couloir
d'eau pour remonter jusqu'à « the Pool » la piscine.
Petit détail, sa mission consistera, les yeux rivés au GPS placé
dans le cockpit, à m'annoncer, haut et clair, les relèvements et
les distances de point en point. Lorsqu'elle distingue les
affleurements qui interdisent
L'être
humain est grégaire ; moins d'une heure après notre arrivée,
un catamaran nous rejoint signe que le paradis n'est pas solitaire,
alors pourtant que « l'enfer c'est les autres ». Nous
quittons par le même chemin, notre « pool » et prenons
la direction de Mayreau, première escale des Tobago Cays (TC's
désormais, c'est plus facile à taper sur l'ordinateur)
Mayreau,
nous connaissons mieux : notre halte se trouve à Salt Whisle
Bay (la baie du sifflet de sel)
Au vu des
photos on comprend rapidement l'originalité du lieu : Une bande
de terre de 5 mètres de large sépare la mer des Caraïbes de
l'océan Atlantique et les deux rives n'ont pas la même allure :
Coté ouest une plage de sable blanc, en pente douce, de l'autre une
cote rocheuse et algueuse... La baie est superbe, une dizaine de
bateaux y stationnent, la seconde carte postale de la journée
Tout est
bien qui finit bien au BQ ! Cette langouste se révèle
succulente, accompagnée d'une sauce mixant rhum, crème fraiche et
jus de queue. Encore une journée de bagne qui s'achève !
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