J11 Beyond
Heavens (Qu'y a t'il au delà du Paradis)
Après une
journée comme celle d'hier, comment revenir sur terre (ou plutôt,
nous concernant, sur mer). Eh bien nous n'avons pas le choix puisque
ce matin un visiteur, autant dire un intrus, est venu mouiller à
deux encablures de nous. Fini la quiétude, la vie à poil ;
l'enfer, c'est les autres !
Ce n'est
quand même pas l'enfer, Florence, l'exploratrice, à trouvé trois
langoustes et m'invite à venir voir si il n'y aurait pas moyen de
commettre un crime.... oh, un tout petit... à l'échelle de ces
langoustes qui sont bien maigres, bien jeunes. Conscience écologique
contre appétit féroce. Notre manque de pratique tranche en lieu et
place de notre conscience. La langouste est intouchable dans son trou
et quand elle s'en échappe, elle est aussi facile à saisir qu'un
poulet hystérique dans une basse-cour (pas encore « bourré »
au pain trampé dans du vin, quoi!). Modulo quoi nous sommes
contraints de déposer les armes (gant et fourchette BQ) et retourner
à bord afin de mener à bien les préparatifs de départ, à
savoir :
- Déjeuner rapide (finir le foie gras)
- Petite sieste
- Fermeture des hublots du bord
- Relever l'ancre
Nous sommes
repartis, direction Petit Saint Vincent et j'en viens à confesser
mes fautes de médiocre marin : J'avais le choix entre deux
routes celle « au vent » par le sud, celle « sous
le vent » par le nord, la seconde plus courte de 1,5 Miles et
les deux comportant le même bord incontournable au près. Que croyez
vous que j'ai choisi ? La mauvaise, pardi, celle par le nord,
tout simplement parce que la route sous le vent est en fait déventée
la moitié du temps. Je m'en veux de cette faute de débutant et le
rouge me monte au front !
La malchance
nous poursuivant, Florence loupe un gros poisson et n'attrape rien
d'autre, bref, c'est la guigne, la justice immanente, la punition de
Dieu pour avoir été trop heureux... Faribole. Nous parvenons malgré
tous les obstacles à PSV avant la nuit, accostons pour l'apéro, et
retournons à bord pour un plat de pâtes à la Sauce Aux Oursins
(nous en avions conservé!)... et toujours le tout petit Graves.
Reste une
question de fond, comment rentrer, je veux dire rentrer en une ou
deux étapes : Une seule étape et c'est la navigation de nuit,
avec sa poésie, sa fatiguer et son aspect « jamais fait »,
ou bien deux jours de mer consécutifs...
Pour la
réponse, voyez les commentaires du prochain jour, noble lecteur....
à l'heure où j'écris je ne la connais pas moi-même, nous
sommes donc sur un pied d'égalité.
Aucun commentaire :
Enregistrer un commentaire